Après notre expérience de cowboys avec mon compère basque Pantxo au fin fond de l’outback Australien, cette fois, c’est une toute autre facette et une réalité bien différente de ce pays que je souhaiterais vous faire partager. Retour de l’autre côté du monde, nous partons à la rencontre des Aborigènes.
Après avoir quitté le ranch dans lequel nous avons travaillé quelque temps, nous nous sommes enfoncés encore plus loin au cœur de l’île-continent pour en rejoindre son centre, la petite ville d’Alice Springs. Pour grand nombre de personnes et de touristes, l’unique intérêt du passage dans cet endroit est de permettre une halte avant d’arriver à Uluru, ou l’Ayers Rock, le célèbre rocher-montagne rouge qui s’élève au milieu du désert. La ville est ainsi devenue une espèce de piège à touriste où des agences de voyages proposent à chaque coin de rue tout et n’importe quoi, du tour aventure en hélico au « séjour immersion, vivez comme des Aborigènes ! »
Et c’est là l’expression d’une hypocrisie nationale et d’un racisme latent bien peu connus à l’extérieur. Les Aborigènes, encore aujourd’hui, sont les victimes d’un racisme peu habituel, puisqu’ils étaient là bien avant les « blancs », pour la plupart descendants de détenus britanniques fraîchement débarqués en Australie il y a seulement deux siècles.





















