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	<description>Blog de voyage et Passeport Corse</description>
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		<title>A la rencontre des Aborigènes d&#8217;Australie</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2012 14:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Australie]]></category>

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		<description><![CDATA[Après notre expérience de cowboys avec mon compère basque Pantxo au fin fond de l’outback Australien, cette fois, c’est une toute autre facette et une réalité bien différente de ce pays que je souhaiterais vous faire partager. Retour de l’autre côté du monde, nous partons à la rencontre des Aborigènes. Après avoir quitté le ranch [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après notre <a title="Cowboy en Australie" href="viaghju.com/australie/cowboy-corse-australie/">expérience de cowboys</a> avec mon compère basque Pantxo au fin fond de l’outback Australien, cette fois, c’est une toute autre facette et une réalité bien différente de ce pays que je souhaiterais vous faire partager. Retour de l’autre côté du monde, nous partons à la rencontre des Aborigènes.</p>
<p>Après avoir quitté le ranch dans lequel nous avons travaillé quelque temps, nous nous sommes enfoncés encore plus loin au cœur de l’île-continent pour en rejoindre son centre, la petite ville d’Alice Springs. Pour grand nombre de personnes et de touristes, l’unique intérêt du passage dans cet endroit est de permettre une halte avant d’arriver à Uluru, ou l’Ayers Rock, le célèbre rocher-montagne rouge qui s’élève au milieu du désert. La ville est ainsi devenue une espèce de piège à touriste où des agences de voyages proposent à chaque coin de rue tout et n’importe quoi, du tour aventure en hélico au <em>« séjour immersion, vivez comme des Aborigènes ! »</em></p>
<p>Et c’est là l’expression d’une hypocrisie nationale et d’un racisme latent bien peu connus à l’extérieur.  Les Aborigènes, encore aujourd’hui, sont les victimes d’un racisme peu habituel, puisqu’ils étaient là bien avant les « blancs »,  pour la plupart descendants de détenus britanniques fraîchement débarqués en Australie il y a seulement deux siècles.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-421" title="aborigenes03" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes03.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<p><span id="more-416"></span></p>
<p>Pourtant, jusqu’aux années 60, les « black fellas », comme on les appelle familièrement  là bas, n’étaient officiellement pas reconnus comme des citoyens australiens.  Ce qui ne les a pas empêchés d’être envoyés au front pendant les guerres.</p>
<p>L’Australie et son Histoire traînent un lourd passé quant au traitement des « natifs », dont l’une des pages les plus honteuses est probablement celle des Génération Volées : les enfants noirs étaient arrachés à leurs familles pour être placés dans des familles blanches, ou dans des centres d’accueils afin d’être éduqués comme de parfaits petits blancs. Le tout cautionné et justifié par les arguments classiques du manuel du parfait petit colon : sous-race, évangélisation,  blablabla&#8230;  L’idée de civilisations qui ne se valent pas, ce n’est évidemment pas nouveau. Selon la culture Aborigène, la Terre n’appartient pas à l’Homme, mais c’est l’Homme qui appartient à la Terre, dont il est une composante au même titre que n’importe quel animal ou végétal. La notion de propriété privée et de foncier leur étant tout à fait étrangère, il était, à en croire le gouvernement de l’époque, essentiel de leur inculquer les grandes valeurs fondamentales occidentales.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-417" title="aborigenes01" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes01.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<p>Revenons si vous le voulez bien un petit moment sur cette notion d’appartenance à la Terre, qui permet de mieux comprendre la philosophie et le mode de vie des premiers habitants. Dans la culture aborigène, le Monde aurait été créé pendant le Temps du Rêve, il y a des milliers d’années, au moment où le grand Serpent Arc-en-Ciel a rampé sur le pays pour en façonner la géographie et le relief. Ok, dit comme ça, on peut facilement se demander ce qu’ils fumaient, mais allons un peu plus loin que cette simple réflexion de comptoir. Le Serpent a donc façonné le paysage, et il serait actuellement encore possible de voyager en suivant ses traces, pour peu que l’on soit soi même Aborigène, ou du moins que l’on arrive à percevoir ces signes. Il s’agit là du concept des Songlines, ou « Pistes chantées », un principe un peu abstrait pour nous autres occidentaux avec toute notre sacro-sainte rationalité. Ces « Songlines » permettent à chaque individu de pouvoir se diriger où qu’il soit dans le pays, sans même avoir préalablement visité sa destination. Un peu comme si nous étions les seuls à pouvoir lire nos panneaux sur la route. (Ce qui est finalement peut-être ce que nous cherchons inconsciemment à faire chez nous lorsque nous rayons la mention <span style="text-decoration: line-through;">inutile</span> française du nom des villes). A chaque endroit, sa piste, sa chanson, chargée d’énergie, se dévoile à qui sait la remarquer. Plus qu’un principe métaphysique, il s’agit là d’un phénomène bien réel, qui a éveillé la curiosité et poussé les recherches de beaucoup de chercheurs, mais également de <a title="Bruce Chatwin sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_Chatwin" target="_blank">Bruce Chatwin</a>, le célèbre écrivain voyageur, qui narre ses travaux dans le livre « Le Chant des Pistes » (The Songlines), que je vous invite vivement à lire pour en savoir plus sur tout ça.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="aborigenes_livre" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes_livre1.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>D’abord perplexe, j’ai par la suite souhaité creuser un peu plus également pour en apprendre d’avantage. A la bibliothèque municipale d’Alice Springs, j’ai pu consulter, après en avoir fait la requête à la directrice, un ouvrage tenu presque secret du grand public. Ecrit par un prêtre qui a vécu une partie de sa vie avec les Aborigènes, ce livre renferme une mine d’or d’informations et de paroles de ces chansons, dont certaines sont de véritables formules magiques pour tous les usages : faire pleuvoir,  donner de la fertilité (aux terrains, comme aux femmes), et même faire pousser les cheveux (!). Quant aux traductions des pistes chantées, elles ne m’ont appris que peu de choses, si ce n’est que pour compliquer encore un peu la tâche, chaque élément d’une piste est désigné par le vestige de l’animal qu’il représente. Un caillou peut ainsi être l’esprit d’un bandicoot, d’un kangourou ou d’un oiseau. Super facile à déchiffrer. Me voilà bien avancé.</p>
<div id="attachment_435" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-435" title="aborigenes_livre2" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes_livre2.jpg" alt="" width="600" height="407" /><p class="wp-caption-text">Extraits du (très rare) livre de Strehlow</p></div>
<p>La vie des Aborigènes à l’heure actuelle est bien différente de ce Temps du Rêve. Bien loin de leur nomadisme millénaire, ils vivent désormais parqués dans des réserves, comme les Indiens d’Amérique, sur des terres qui leur ont en partie été rendues, mais dont la propriété semble bien futile. Avec pour seul revenu un chèque mensuel d’aide sociale, qu’ils reçoivent comme une compensation du mal qui a été fait à leur peuple (et dont les premières excuses publiques n’ont été prononcées qu’en… 2008 !). Ce chèque finit trop souvent dépensé en alcool, véritable fléau pour cette population qui en arrive à s’autodétruire. De là à penser qu’il s’agirait d’une manœuvre politique pour éviter toute rébellion ou revendications, il n’y a qu’un pas que quelques associations n’hésitent pas à franchir. Certains aborigènes vivent en vendant quelques pièces d’art, des peintures dans un style pointilliste qui leur est propre. C’est l’une des dernières options de travail qui semble leur rester. D’autres sont devenus d’excellents employés dans les ranchs, avec une connaissance du terrain inégalée. Mais dans l’ensemble, le taux de chômage est beaucoup plus élevé chez la population native que pour le reste des habitants de l’Australie. Ils sont les parias du pays. Vous ne croiserez jamais de facteur aborigène, ni de caissière,  ni d’employé municipal… Les Aborigènes sont la minorité invisible du pays, dont on n’entend que très peu parler dans les médias, et dont le sujet est parfois délicat dans les conversations. Pour grand nombre d’Australiens, les Abos ne sont que des clochards alcooliques et violents dont il faut se méfier. Pour d’autres, le sort qui leur a été réservé est une véritable honte dont on ose à peine parler.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-425" title="aborigenes06" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes06.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-422" title="aborigenes04" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes04.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-427" title="aborigenes08" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes08.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<div id="attachment_433" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-433" title="aborigenes_dessins_alcool" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes_dessins_alcool.jpg" alt="" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">Dessins d&#39;enfants aborigènes sensibilisés aux dangers de l&#39;alcool, véritable fléau pour leur communauté</p></div>
<p>Lors de notre passage à Alice Springs, nous avons assisté à une manifestation où nous avons pu écouter les revendications de ce peuple qui demande à se faire entendre, à être traité avec dignité, et surtout que l’on arrête de lui subtiliser les terres sur lequel il vit.</p>
<p>Nous avons été invités à rejoindre une réunion le soir même, à laquelle nous nous sommes rendus avec beaucoup d’intérêt. A notre arrivée, la surprise a été de voir que parmi la quinzaine de personnes présentes, une seule était une représentante Aborigène (Il s&#8217;agissait de <a title="Barbara Shaw" href="http://www.ohchr.org/EN/NEWSEVENTS/Pages/StoryOfBarbaraShaw.aspx" target="_blank">Barbara Shaw</a>, ndlr). Autour d’elle, des personnages singuliers dont une vieille activiste retraitée, un homme d’église opulent et enfin quelques adolescentes hippies clichées vêtues de t-shirts « Peace &amp;  Love ». But de la réunion : trouver une action forte pour lancer un message à Canberra, la capitale où siège le gouvernement.</p>
<p>Forcément, un basque, un corse, nous avions par nos passés régionaux respectifs une petite idée sur les méthodes efficaces pour être entendus. Sans prôner une quelque violence que ce soit, nous nous sommes permis de faire part de ces méthodes et de leurs dérives. Ce qui a eu pour seul effet d’outrer les jeunes militantes Greenpeace et de choquer le reste de l’assemblée. <em>« Nous, nous pensions plutôt allumer des milliers de bougies devant le parlement ! Les médias en parleront dans le monde entier !»</em></p>
<p>Le peuple Aborigène couvrait l’intégralité de l’Australie en 1788 à l’arrivée des premiers colons. Il ne représente aujourd’hui plus qu’un tout petit pourcentage de la population australienne. Il est encore en train de se passer en Australie ce qui s’est passé avec les Indiens d’Amérique, sans qu’aucun média ne le rapporte. Je ne sais pas vous, mais personnellement, je n’ai plus jamais entendu parler de ces milliers de chandelles.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-426" title="aborigenes07" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes07.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<div id="attachment_424" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-424" title="aborigenes05" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes05.jpg" alt="" width="600" height="341" /><p class="wp-caption-text">Barbara Shaw, activiste aborigène</p></div>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-428" title="aborigenes09" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/aborigenes09.jpg" alt="" width="600" height="367" /></p>
<p><em>Photos : François « Pantxo » Belestin</em></p>
<p><em>Article également publié dans le magazine Aria de la compagnie Air Corsica, dans le numéro de Juin 2012.<br />
</em></p>
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		<title>Les Fallas de Valencia</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 09:20:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que l’on fêtait la San Ghjisè à Bastia, la Madonuccia à Ajaccio et la Saint Patrick en Irlande, l’Espagne aussi a connu son lot de festivités le week-end précédent la San José. C’est plus précisément du côté de Valencia, dans la région autonome éponyme, au sud de la Catalogne, que se déroule chaque année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’on fêtait la San Ghjisè à Bastia, la Madonuccia à Ajaccio et la Saint Patrick en Irlande, l’Espagne aussi a connu son lot de festivités le week-end précédent la San José. C’est plus précisément du côté de Valencia, dans la région autonome éponyme, au sud de la Catalogne, que se déroule chaque année les fêtes des Fallas.</p>
<p>Un mélange à priori incohérent de bal de village à l’échelle d’une ville, d’un 14 juillet qui durerait plusieurs jours, de carnaval, de fête religieuse et de beuverie urbaine, tout en un, pour lequel les touristes viendraient  des quatre coins du pays et du monde. Cette année, c’est près de deux millions de visiteurs qui ont envahis les rues de Valence, qui ne compte (que) 800 000 habitants.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-394" title="fallas01" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas01.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><span id="more-392"></span></p>
<p>Les origines de ces fêtes, bien qu’elles soient assez discutées par les historiens, sembleraient remonter au Moyen-âge, lorsque les charpentiers brûlaient les supports de leurs torches à la fin de l’hiver, avant que cela ne devienne une célébration de leur saint patron Joseph, à date fixe, le 19 mars de chaque année. Au fil du temps, les charpentiers ont commencé à donner forme aux structures de bois à brûler, jusqu’à en faire des personnages, puis des caricatures. Ce sont ces amas de bois que l’on appelle « Fallas » et qui sont aujourd’hui d’immenses statues érigées à chaque coin de rue, atteignant parfois jusqu’à la taille d’un immeuble de 4 ou 5 étages.</p>
<p>Erigées comme de véritables monuments au style cartoonesque, réalisées en plusieurs mois par des artistes spéciaux dont c’est l’unique occupation, les Fallas sont des chefs d’œuvres de créativité qui sont agrémentées de statuettes satiriques (Ninots) qui reprennent l’actualité régionale, nationale ou internationale de l’année passée avec beaucoup d’humour, dans un style semblable aux Guignols de l’info. Les élections présidentielles de novembre dernier, les magouilles récentes au cœur de la région, le football ou la Crise sont des sujets qui ont su inspirer les artistes cette année.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-402" title="fallas_09" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas_09.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>A chaque Falla, son quartier et son « Casal Faller », un local où se retrouvent voisins et amis pour préparer les festivités tout au long de l’année. Faire partie d’un casal, ou d’une falla, c’est un peu comme faire partie d’un petit village au sein même de la grande ville. Les générations s’y retrouvent, tout le monde se connait et la convivialité est toujours au rendez-vous.</p>
<p>Pour les membres du casal, les Falleros, et en ces temps de fête, la tenue traditionnelle est de mise. Un look de pirate pour ces messieurs, et de magnifiques robes « de princesses » pour ces dames, attifées d’une coiffure traditionnelle qui n’est pas sans faire penser à la Princesse Leia.  A mi-chemin entre Pirates des Caraïbes et Star Wars, forcément, le charme fait effet. Les défilés s’enchainent dans toute la ville, chaque casal parade, hommes, femmes, enfants et bébés, tous habillés comme il se doit pour respecter la tradition. Car si certaines fêtes n’ont désormais plus qu’une réalité purement touristique, comme c’est malheureusement devenu le cas de la Saint Patrick à Dublin, il s’agit ici avant tout d’une célébration par et pour les valenciens, à laquelle les touristes sont bien entendu les bienvenus. Bien que le cœur des festivités se déroule dans chaque casal, ou dans un petit chapiteau l’avoisinant si le local est trop petit, la fête prend place dans toutes les rues et dans toute la ville.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-395" title="fallas02" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas02.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-396" title="fallas03" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas03.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>L’un des moments clés de ces quelques jours est l’offrande de fleurs à la Vierge, une immense statue de bois dressée sur la Plaza de la Virgen, dont les fleurs amenées par chaque Fallera des 380 casals que compte la ville, constitueront les motifs du manteau de la Mare de Deu.</p>
<p>Accompagnés de leur orchestre (chaque Falla a le sien), les falleros et falleras innondent la ville de leurs parures et de leur musique, à toute heure du jour et jusque tard dans la nuit. Tous les sens sont mis à contribution. Des stands de churros sont installés tous les deux cent mètres, il est possible d’acheter et de consommer à boire de partout (les bars proposent même des canettes de bière à emporter, pour boire dans la rue) et tous types d’évènements festifs sont organisés à chaque angle de rues, piétonnes pour l’occasion. Il est ainsi possible, dans une même soirée, d’assister à un concert, de danser en plein air grâce aux DJs des « Discomovil », ou de déambuler près des concours de paëlla dans la rue, où chaque groupe d’amis amène ses ingrédients, ses morceaux de bois, et allume son propre feu sur la route (!) pour préparer son dîner.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-400" title="fallas07" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas07.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-401" title="fallas08" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas08.jpg" alt="" width="600" height="403" /></p>
<p>Décrire les Fallas sans évoquer les pétards et les feux d’artifice serait comme parler d’un concert de Johnny sans mentionner la musique : c’est populaire, c’est vieux, ça brille, mais surtout, ça fait du bruit !</p>
<p>Le dernier dimanche de février près de la Torres de Serranos, une imposante tour médiévale à l’entrée de la ville, des milliers de personnes se rassemblent pour écouter la Fallera Major, l’équivalent de la Miss Fallera, ouvrir les festivités par un grand feu d’artifice. Premier d’une longue série, mais surtout préface de la curieuse Mascletà quotidienne : du premier jour de mars jusqu’à la San José a lieu chaque jour à 14h sur la place principale de la ville un assourdissant enchaînement de détonations hyperpuissantes, qui donnent l’impression d’assister à une Nuit Bleue en plein jour. Durant une dizaine de minutes, à un rythme effréné, les explosions s’enchaînent. <em>« On dirait que c’est la guerre !»</em>, s’exclame un touriste madrilène avec un grand sourire. La ville s’arrête, les rues sont bloquées, les gens s’approchent en grignotant des chips et des graines de tournesol, pour écouter « le spectacle », qu’on entend qu’on le veuille ou non à des kilomètres à la ronde. La place s’enfume, et à l’explosion du dernier pétard se substitue un tonnerre d’applaudissement, avant que la foule compacte ne se dilue dans les artères de Valencia, pour que la journée reprenne son cours.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-399" title="fallas06" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas06.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p>Cette passion pour les engins pyrotechniques, les valenciens tombent dedans très tôt. Dès leur plus jeune âge, on leur apprend à allumer des mèches et à tirer des pétards, avec un manque de précaution qui ferait pâlir n’importe quelle mère sur la planète. Et bizarrement, les accidents ne sont pas si nombreux.</p>
<p>Arrive enfin le clou du spectacle, le moment tant attendu, qui a lieu le soir de la San José. C’est « La Cremà », la mise à feu des imposantes Fallas, qui prend part dès minuit dans toute la ville. Impossible de toutes les voir s’incendier, il faudra faire un choix. La crémation de la Falla de la place municipale, généralement celle qui attire le plus de monde, est précédée par un dernier feu d’artifice, sous l’œil bienveillant d’une importante équipe de pompiers, avant de finalement s’embraser sous des milliers d’applaudissement.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-393" title="fallas_avant_apres" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/fallas_avant_apres.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p>Le paradoxe des Fallas, lorsque l’on arrive d’ailleurs, c’est cet étrange mélange de création et de destruction, un mélange intense et éphémère qui fait qu’on est un jour témoin de la ville qui s’apprête, des Fallas qui sont amenées, montées et primées par un jury, puis finalement brûlées, quatre jour plus tard dans une euphorie générale, point d’orgue de la fête. Pour enfin se réveiller le lendemain, dans une ville vidée de ses personnages hauts en couleurs, comme si rien ne s’était passé, et qu’on n’avait simplement assisté qu’à un grand rêve collectif dont il ne resterait rien… Sauf le sentiment d’avoir assisté à la plus grande fête qui soit.</p>
<p><em>Article également publié dans le magazine Aria de la compagnie Air Corsica, dans le numéro d’avrl 2012.</em></p>
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		<title>Sur la route du Mékong</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Mar 2012 13:55:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vietnam]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques mois, je vous parlais de Ho Chi Minh Ville (Saïgon) et de ses millions de motos. Ce mois-ci, retour au Vietnam, plus au calme, loin de l’enfer citadin : direction le delta du Mékong ! Le temps d’un week-end, j’enfourche ma vieille mobylette. Cheveux aux vents sous mon casque ridicule, la vitesse et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques mois, je vous parlais de <a title="The Saigon Motorcycle Club" href="http://viaghju.com/vietnam/the-saigon-motobike-club/">Ho Chi Minh Ville (Saïgon) et de ses millions de motos</a>. Ce mois-ci, retour au Vietnam, plus au calme, loin de l’enfer citadin : direction le delta du Mékong !</p>
<p>Le temps d’un week-end, j’enfourche ma vieille mobylette. Cheveux aux vents sous mon casque ridicule, la vitesse et la sensation de liberté m’envahissent. Tel Lorenzo Lamas, aujourd’hui, je suis Le Rebelle. Les muscles et la Harley en moins. Sauf que malgré l’impression de faire du 180, je ne roule en fait… qu’à 40km/h.</p>
<p>La nouvelle route pour sortir de la ville, peu empruntée, est un véritable régal. Je suis presque seul dans mon sens, et me permets quelques zigzags, me voyant déjà héros d’un remake asiatique d’Easy Rider. <em>« Natu per esse salvaticu »</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-379" title="mekong01" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong011.jpg" alt="" width="600" height="360" /></p>
<p><span id="more-376"></span></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-378" title="mekong0" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong01.jpg" alt="" width="600" height="380" /></p>
<p>Jusqu’à ce que j’arrive sur l’axe Nord-Sud principal, véritable artère sur-fréquentée, dans laquelle je peine à m’engager. Camions, motos, bus, le trafic est anarchique. Le long de la route, des carcasses ou des pièces de motos s’étalent ça et là. J’aperçois même quelques formes blanches peintes sur la route : des contours de formes humaines, comme dans les films, lorsqu’un corps a été retrouvé sur une scène de crime ! J’avale ma salive, agrippe mon guidon avec fermeté, afin d’être sûr de ne pas tomber de ma selle. La route est longue et stressante, mais le spectacle devrait en valoir la peine. Plus j’avance, plus le trafic diminue. Je me décrispe, et de plus en plus détendu, je me perds dans mes pensées. A tel point qu’il me semble avoir raté mon embranchement. Je me mets sur le côté de la route, et passe sur un terre-plein qui me permet de faire demi-tour. Je repars tranquillement, lorsqu’un Viet en furie me fonce droit dessus, à toute vitesse, sans sembler dévier de sa trajectoire. Je klaxonne, mais rien à faire, soit il ne me voit pas, alors que je suis droit devant lui, soit il me la joue kamikaze. Le choc frontal est inévitable. Pas le choix. Je me jette. J’envoie ma moto dans le gravier, et m’écrase douloureusement sur l’asphalte. Mon menton embrasse le sol, les bras en avant, mes coudes et mes paumes raclent le goudron. Complètement esquinté et sonné, le chauffard déjà loin, je me relève comme je peux et récupère ma moto. Elle semble avoir moins morflé que moi. Je la redresse et remonte dessus. Je mets un coup d’accélérateur, et me ré-étale de plus belle.  Un groupe d’hommes assiste à toute la scène, et semble se marrer, à l’ombre d’une enseigne publicitaire. J’avoue que vu de l’extérieur, l’accident à dû sembler plus comique que dangereux, puisque je ne roulais pas encore très vite. Une jeune femme arrive sur sa moto, et me demande, en anglais, puis en français, comment je vais. Tout en m’expliquant qu’elle est médecin dans l’hôpital français de Saïgon, elle examine mes bras, et m’invite à la suivre. Elle interpelle mes spectateurs, et leur demande, sur un ton autoritaire, de venir prendre ma moto.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-387" title="mekong07" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong07.jpg" alt="" width="600" height="340" /></p>
<p>-        Tu ne peux pas rester comme ça, on va nettoyer les plaies et mettre un bandage. Suis-moi !</p>
<p>Pas trop le choix, je grimpe derrière elle. Elle me dépose chez le garagiste, sur un petit tabouret en plastique, suivie par les hommes qui ramènent ma moto. Partie chercher de quoi me soigner, elle reviendra quelques minutes plus tard.</p>
<p>Pendant qu’elle me soigne, le mécano répare ce qui doit l’être sur mon bolide. Fraîchement retapé, avec mes bandages de partout, j’ai l’air d’une momie. La réparation de la moto ne me coutera que quelques dongs, et ma sauveteuse refusera tout pourboire.  Après s’être assuré que je pourrais changer mes bandages moi-même un peu plus tard, elle me laisse ce dont j’ai besoin et repart.</p>
<p>Rapiécé et toujours décidé, j’ai bien l’intention de continuer ma route vers ce fleuve ! Je me remets en route. En oubliant que j’étais sur le mauvais chemin avant l’accident, ce qui me donnera l’occasion de me perdre pendant deux bonnes heures.</p>
<p>J’arrive finalement dans la ville-portail du Mékong à la nuit tombée, complètement extenué. Avec ma tête de touriste et ma dégaine, plus Pierre Richard que Peter Fonda, je me fais rapidement aborder par mon autoproclamé nouvel ami, qui se propose de me faire visiter le fleuve le lendemain, à un prix défiant évidemment toute concurrence, puisque comme l’on se connait depuis deux minutes, j’ai droit au fameux tarif, le« prix spécial, juste pour toi, mon ami ! ».</p>
<p>Pas vraiment intéressé par le parcours proposé, et sans vouloir le froisser, je lui fais comprendre qu’on verra ça au matin, et lui demande de m’indiquer un hôtel.</p>
<p>Après avoir pris possession de ma chambre austère, dans ce qui semble être un ancien hôpital à la salubrité douteuse, je sors profiter d’une noix de coco fraîche sur le bord du fleuve avant d’aller dormir.</p>
<p>Suite à une nuit douloureuse et inconfortable, dès six heures du matin, alors que la ville entière semble déjà éveillée, me voilà prêt à reprendre la route. Mon nouvel « ami » n’est pas là, je suis libre de continuer en tout indépendance.</p>
<p>Le Mékong est d’une importance capitale dans la vie quotidienne de la région. Lieu d’échange, source de nourriture, voie de transport&#8230;. Ne pas avoir de bateau ici semblerait aussi handicapant que ne pas avoir de voiture chez nous. Même le marché se fait sur l’eau, près du village de Cân Thò.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-380" title="mekong03" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong03.jpg" alt="" width="450" height="506" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-382" title="mekong04" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong04.jpg" alt="" width="600" height="376" /></p>
<p>La région est de plus en plus touristique, et il ne me faudra pas longtemps pour découvrir un nid de bus et de voyages organisés. Sandales en cuir, appareils photos autour du cou, les visages rougissants et coiffés de chapeaux vietnamiens, je suis bien tombé sur le piège à pigeons du coin. Tous embarquent sur le même bateau, l’équivalent aquatique de notre petit train touristique que l’on croise l’été dans nos villes. Hors de question d’avoir parcouru tous ces kilomètres pour me retrouver coincé là : je trouverais mon propre moyen de visiter.</p>
<p>Le contraste entre le bâtiment du tour-operateur, sa boutique souvenir et les habitations des gens du delta est flagrant. Il est peu probable qu’aucun d’entre eux profitent un jour d’une quelconque retombée financière de ce tourisme de masse, qui prend pourtant place au seuil de leurs maisons aux murs verts fluo. Quand ils ont la chance de ne pas être faits de taule et de bois.</p>
<p>Le delta est grand, les bras du fleuve sont nombreux, les îlots qui le composent également. Je continue ma route, et de traversiers en petits ponts de bois (plus question de perdre le contrôle de ma machine cette fois, sous peine de finir dans le fleuve), pénètre un peu plus dans l’authentique.</p>
<p>Difficile de croire que beaucoup de touristes s’aventurent par ici, tant l’accessibilité est limitée. J’ai droit à quelques regards amusés, les enfants me saluent au passage, en criant « Hello, hello ». Un peu plus loin, accroupi sur sa barque, un vieil homme semble s’ennuyer. Je m’arrête, scrute le fleuve, et m’approche. Je lui montre son bateau, un peu hésitant, et il semble comprendre rapidement que l’on va pouvoir tous les deux trouver notre compte. Dans un langage des signes improvisés, il se propose de m’emmener et me donne son prix, bien plus intéressant que celui du bateau-pigeon. Bien qu’il soit d’usage de le faire, puisque son tarif me convient déjà, je ne prends pas la peine de négocier. Il appelle sa femme,  lui demande de garer ma moto, et m’invite à monter. Installé comme un prince, je me fais conduire vers le marché flottant. Lorsqu’un marchand de boisson ambulant nous approche, j’indique à mon guide improvisé que j’aimerais bien prendre quelque chose. Je mets ma tournée, en l’invitant à ne pas me laisser boire mon soda tout seul. Le marchand vide une bouteille dans un petit sac en plastique, y plonge une paille, et nous tend notre commande. Une fois sa boisson consommée, mon chauffeur  jette tout naturellement le sac dans l’eau. Outré par le geste, j’aimerais bien lui dire quelque chose, mais qui suis-je pour oser faire une leçon d’écologie à cet homme, en ce lieu, à ce moment précis ? Je me tais, rumine dans ma barbe, et continue d’apprécier le trajet. Et puis de toute façon, je ne parle pas vietnamien. Le long de la balade, nous partagerons également un thé, dans une fabrique de caramels à la noix de coco, une friandise qui fait la fierté de la région.</p>
<p>L’heure tourne et la route jusqu’à Saïgon est longue. Je prends congé de mon guide, peu bavard mais d’excellente compagnie. Il est temps pour moi de commencer à rentrer, fatigué, esquinté, mais paradoxalement relaxé. Un week-end à la campagne, façon Vietnam.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-384" title="mekong05" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong05.jpg" alt="" width="600" height="382" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-386" title="mekong06" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/09/mekong06.jpg" alt="" width="600" height="340" /></p>
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		<title>Cuba, la misère au soleil [par Johann]</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 00:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cuba]]></category>
		<category><![CDATA[amérique latine]]></category>
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		<description><![CDATA[Cuba : au delà des images idéalistes de Révolution, portées à juste titre, par les illustres Che Guevara et Fidel Castro, se cache une ile. Une ile particulière et contrastée, bercée par les eaux chaudes des Antilles, voisine (et si lointaine) de l’Amérique toute proche. Une ile qui referme ses secrets, qu’il faut aller chercher par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cuba : au delà des images idéalistes de Révolution, portées à juste titre, par les illustres Che Guevara et Fidel Castro, se cache une ile.</p>
<p>Une ile particulière et contrastée, bercée par les eaux chaudes des Antilles, voisine (et si lointaine) de l’Amérique toute proche. Une ile qui referme ses secrets, qu’il faut aller chercher par soi même, loin des circuits touristiques pour retraités en manque de soleil. Comme toute Terre immergée, elle enfante ses habitants, elle les façonne à son image, accueillants et ouverts, méfiants et orgueilleux.</p>
<p>Son Histoire contemporaine fait de ce petit bout de Paradis l’ultime exemple de politique communiste poussée  son paroxysme.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-367" title="cuba_revolucion" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_revolucion.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p><span id="more-362"></span></p>
<p>Il serait trop facile, prétentieux de vouloir juger et d’avoir son propre avis sans avoir cherché à gratter le coté surfait et idéaliste du « Système » que l’on veut bien nous montrer.</p>
<p>Oubliant le célèbre refrain d’ « Hasta Siempre », il faut s’embarquer, sans préjugés, dans une expérience qui s’avérera enrichissante et unique.</p>
<p>Ce qui frappe à la sortie de l’avion, c’est immédiatement le climat. Un climat qui vous laisse sur place, une chaleur étouffante et suffocante. Une fois habitué à ce climat semi-tropical, l’aventure au pays des « Barbudos » peut commencer !</p>
<p>L’arrivée a la Havana est des plus singulière. Comme si l’horloge du temps c’était arrêtée en 1959, date de la Révolution et de l’Independence du pays menées par les désormais célèbres Fidel, Che et Camillo.</p>
<p>Ville débordante de vie, où les différences de couches sociales vous explose à la figure et entraine une remise en question personnelle.</p>
<p>La misère serait moins pénible au soleil disait l chanson, elle se vérifie ici.</p>
<p>Une oisiveté déconcertante se dégage de ses enivrantes façades délabrées. Le soleil envoie ici des rayons qui poussent à s’asseoir sur le pas de sa porte seul,à deux, à dix, autour d’une partie de dominos, à s’afférer par bandes de 20 autours de vieilles voitures américaines qui rendraient jaloux tous collectionneurs remplis de Dollars.</p>
<p>Ici l’argent est différent.</p>
<p>C’est même la façon de le voir en vérité, qui l’est. Il serait faux de dire qu’il n’est pas la quête de tout un chacun, encore plus que coté population locale, on voit depuis quelques années et avec l’arrivée du tourisme de masse qu’avec des Dollars tous s’achète, dans un pays où il est difficile de sortir du sempiternel plat de riz-haricots (moros y cristianos) qui rempli les assiettes de milliers de cubains chaque jours.</p>
<p>Pour tenter de comprendre ce Système si particulier, quoi de mieux que de s’y faire inviter par ceux qui en jouissent eux-mêmes et partir a la rencontre de ses habitants.</p>
<p>Après hésitation, les cubains se livrent, parlent d’eux, de leurs vies, de ce qu’ils espèrent ou n’espèrent plus, pour certains…</p>
<p>Maria, propriétaire d’une Casa particular (chambre louée dans sa propre maison) explique par exemple qu’ici tout est taxé.  Sur 20 CUC (monnaie convertible utilisée par les touristes équivalent à 1 $) qu’elle perçoit pour une location, 18 sont taxés par l’Etat ;</p>
<p><em>« Nous avons cependant pleins d’avantages, pouvoir rencontrer de nouvelles personnes tous les jours, d’avoir un certain revenu, même si l’Etat en prend une bonne partie ! Il faut que tu saches que c’est un parcours du combattant pour obtenir l’autorisation pour une Casa particular. Il faut jouer de ses relations, suivre un cahier des charges très stricte, s’y tenir et après faire sa place dans le grands choix qui s’offrent aux touristes. Alors en plus des chambres, je propose des repas aux touristes pour 8 CUC, un peu plus pour de la langouste, mais n’en parle pas je pourrais avoir des ennuis … »</em></p>
<p>Le ton est clair.</p>
<p>Si tu ne sais pas te débrouiller ici tu es mort ; tout ici n’est que débrouille.</p>
<p>Il faut faire continuer à vivre ces voitures des sixties à l’aide de fils de fers ou tout ce qu’on trouve !</p>
<p>Jorge, 20 ans, chauffeur de « taxi pirate » entre l’aéroport et Habana vieja s’emporte sur les « nouvelles voitures du pays » :</p>
<p><em>«  Les chinois ont fais venir des caisses et des bus de leur pays, tu parles, ça vaut rien. Tu vois ma vielle Lada, c’est mon père qui me l donnée, je ne sais pas en kilomètres mis ça fait 20 ans qu’elle roule tous les jours. En plus, c’est facile à réparer les « Russes » ! Les « Chinoises » avec l’électronique, si ca commence à tomber en panne, tu peux la jeter. »</em></p>
<p>Les cousins communistes asiatiques essayent ici aussi de tisser leurs toiles, d’implanter leur emprise en feignant d’aider leurs «  petits frères » cubains. L’empreinte de l’ancienne gloire de l’empire d’URSS est ici, dans l’un des derniers pays coco du Monde, encore bien présente !</p>
<p>L’hostilité envers les « gringos » américains et la guerre froide pas si lointaine reste encore dans les esprits de ceux qui ont fait en 60 ce qu’est Cuba aujourd’hui.</p>
<p>Pour la jeune génération, le point de vue est diamétralement opposé.</p>
<p><em>« Moi le Che et toutes ces conneries, je m’en fous pas mal ! »</em> témoigne Juan, 23 ans, docker à Santiago, <em>« moi, ce que je veux c’est écouter du reggaeton en boite, voir des filles, avoir la paire de chaussure qui me plait. Tu t’imagines que j’ai jamais été sur Internet, je sais même quoi sa ressemble un ordinateur ! Les téléphones portables, je ne t’en parle même pas… Je vois des touristes avec ça à l’oreille toute la journée, je sais même pas ce qu’ils ont autant à raconter ! Moi si je veux m’en payer un, il me faut un an et demi de salaire !! Pffff…C’est n’importe quoi. Je me demande si cette Révolution elle a servi à quelque chose finalement… Moi, j’ai aucun espoir en n’importe quoi que ce soit. Tant qu’ « Ils » seront au pouvoir, il n’y aura aucun Avenir. Tu vois, j’ai 23 ans, je me dis que mon seul avenir, c’est la Mort… »</em></p>
<p>Radicale. Amère et frustrée.  Voila comment se passe la jeunesse sous le soleil de Cuba. Entre sexe, alcool et musique. D’un regard de jeune occidental, ces mots sonnent peut-être comme un monde idyllique. L’avenir et les perspectives sont tellement différents qu’une comparaison n’aurait pas de sens.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-363" title="cuba_amoureux" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_amoureux.jpg" alt="" width="600" height="390" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-368" title="cuba_taxi" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_taxi.jpg" alt="" width="600" height="384" /></p>
<p>Alors, on peut aider à sa façon, l’embargo américain n’arrangeant pas les choses (on note une légère évolution depuis l’ère Obama).</p>
<p>Ce système tant décrié a pourtant des exemples éloquents à donner aux gouvernements du G20.</p>
<p>Ernesto, 72 ans retraité au milieu des champs de tabacs à Vinales, m’explique autour d’un Rhum 14 años que depuis la Révolution, des secteurs clés tels que l’éducation et la santé sont devenus les priorités de l’Etat :</p>
<p><em>« Ici, tous les enfants vont à l’école, de 7 à 18 ans, après, ils peuvent aller à la faculté, il n’y a pas toujours de boulot, mais au moins ils peuvent le faire. »</em></p>
<p>Avec un taux d’alphabétisation équivalent aux pays de l’U.E, Cuba peut être fier pour un pays en développement.</p>
<p><em>« Tu vois, moi, j’ai souvent mal au dos. Je vais chez le kiné, c’est gratuit ! Les dents, les yeux, c’est pareil. Le truc c’est qu’on a une faille. Sur le territoire, la santé c’est gratuit pour tout le monde ? A lors y’a plein de touristes qui viennent pour se faire opérer, ou pour de la rééducation, ici c’est gratuit et au soleil. Moi, je suis sur que si j’ai un malaise dans la rue chez toi, personne ne va me regarder … !</em> (CQFD)</p>
<p><em>Moi, ce dont j’ai peur, c’est que les jeunes d’ici croient que leur avenir est ailleurs, qu’il faut rejoindre leurs cousins à Miami pour réussir. Le truc c’est que qu’il ne faut pas trop en demander.  L’Etat, te donne une maison, une petite Libretta (ration alimentaire contenant quelques vivres de premières nécessitées), des terrains agricoles si tu veux êtres agriculteurs ou un boulot à l’usine si tu veux être ouvrier.</em></p>
<p><em>Les jeunes reproches tout à l’Etat, mais il y a des pays pauvres qui n’ont mêmes pas le quart de ce qu’on a ! Du rhum, de la musique, des cigares et du soleil ! Tu veux quoi de plus ? La vie faut la prendre comme elle vient. »</em></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-366" title="cuba_montagnes" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_montagnes.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-364" title="cuba_cigarmaker" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_cigarmaker.jpg" alt="" width="600" height="326" /></p>
<p>Deux philosophies de Vie contrastées qui révèle un peu plus le fossé générationnel entre les post 59 et les petits fils de la Révolution.</p>
<p>Rêve de libéralisme d’un coté et idéalisme statique de l’autre.</p>
<p>Le pays semble être dans l’impasse, sans visions nettes de développements et d’ouverture au Monde. Tant que l’Etat aura la main mise sur tout, essentiellement sur la diffusion de l’information, Internet banni, sa jeunesse ne pourra avoir qu’une image faussée de l’extérieur, représenté par les artefacts arborés par les touristes sans retenues.</p>
<p>Une nouvelle ère arrivera bientôt. Dans quelle direction elle se lèvera, seul l’avenir le décidera tellement la situation est bloqué par le gouvernement Castro.</p>
<p>Se rendre à Cuba et sortir des clichés, c’est partir à la rencontre de ses couleurs, de sa passion, de l’amour de sa mixité latino-africaine.</p>
<p>C’est tomber amoureux de ses danseuses de salsa, enivrantes autant que l’est son rhum, autant que le sont les gens que vous rencontrez, qui vous manquent et vous touchent.</p>
<p>C’est se sentir encore plus insulaire, avec sa beauté et ses défauts orgueilleux.</p>
<p>C’est enfin se faire son propre avis, en sortant des images ensoleillées qui font vendre, et avoir envie d’y retourner pour la voir évoluer en même temps que l’on évolue soi même.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-365" title="cuba_johann" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/03/cuba_johann.jpg" alt="" width="600" height="413" /></p>
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		<title>Survivre un hiver à Montréal</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:56:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
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		<category><![CDATA[hiver]]></category>
		<category><![CDATA[hockey]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours, avec ces chutes de neige incroyables sur l&#8217;île, on se croirait au Québec, dans « La Belle Province » du Canada. Enfin presque. Ce mois-ci, laissez moi vous parler de l’hiver à Montréal, que j’ai eu la chance d’expérimenter l’an dernier. Sept mois d’hiver, de fin Octobre à fin Mai. Selon les québécois, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, avec ces chutes de neige incroyables sur l&#8217;île, on se croirait au Québec, dans « La Belle Province » du Canada. Enfin presque. Ce mois-ci, laissez moi vous parler de l’hiver à Montréal, que j’ai eu la chance d’expérimenter l’an dernier. Sept mois d’hiver, de fin Octobre à fin Mai. Selon les québécois, le printemps a commencé bien avant. Dix degrés au mois de mai, je vous laisse seuls juges.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-295" title="neige_montreal1" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/neige_montreal1.jpg" alt="" width="600" height="400" /><span id="more-289"></span><img class="size-full wp-image-339 alignleft" title="queb" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/queb.jpg" alt="" width="188" height="201" />Un –très – long hiver donc, avec de la neige à volonté et des températures de saisons pouvant atteindre jusqu’à – 36°. Pour information, votre congélateur ne descend que jusqu’à  -18. Les québécois ont d’ailleurs deux façons d’exprimer la température. La température réelle et la température ressentie. Le thermomètre peut afficher un « petit » moins quinze, mais le vent sera un facteur pris en compte dans la température ressentie, qui peut la faire baisser jusqu’à dix degrés de moins. C’est celle qui est généralement annoncée à la météo.</p>
<p>Si l’ont suit cette logique, le soleil devrait donc être un facteur « réchauffant ». Et bien pas du tout. Les jours de grand soleil sont au contraire les jours les plus froids. Aucun nuage, soit rien pour garder le peu d’éventuelle « chaleur » accumulée.</p>
<p>Quelle ne fut pas ma surprise un petit matin de Décembre lorsqu’en mettant le premier pied dehors, je sentis mon nez me gêner. Baptême d’un effet très courant : mes poils de nez avaient gelé (!)</p>
<p>Rien à faire dehors donc. Il faut bien s’occuper.</p>
<p>Vous savez, les fameuses « longues soirées » d’hiver… Et bien pour le coup, le Québec n’en manque pas. Sauf que Montréal est une grande ville avec des immeubles de partout, et les cheminées ne sont pas légion. Soirées figatellu-pulenta proscrites, il a bien fallu trouver autre chose.</p>
<p>C’est pourquoi je me suis mis… au hockey sur glace ! Bon, au début c’était juste à la télé. Montréal a une des équipes les plus célèbres d’Amérique du nord, les « Canadiens », et chaque fois que l’équipe joue, les bars sont bondés. Surtout les bars sportifs, où l’on va <em>« écouter la game avec sa gang »</em> &#8211; Regarder le match avec ses amis, en termes plus européens. Les parties sont rapides et se laissent bien regarder, bien qu’entrecoupées de spots publicitaires incessants. Un match se joue en trois tiers-temps de vingt minutes, mais les pauses sont de mêmes durées, pendant lesquelles le téléspectateur est inondé de messages commerciaux.</p>
<p>Fervent amateur de spectacles sportifs divers, j’ai  évidemment voulu aller voir un match « au stade », ou plutôt à l’arène. Histoire de voir l’ambiance, entendre le genre de plaisanteries qu’il s’y fait, les supporters en délire… Et là, grosse déception. Pas un seul commentaire désobligeant sur les géniteurs de tel ou tel joueur, pas une seule réflexion subjective sur l’arbitrage. Ici, les gens se tiennent bien. Un peu trop bien, en fait. Lorsque l’équipe locale marque, comme partout, la joie est immense, tout le monde crie, tout le monde applaudit. Pendant une minute ou deux. Et puis ça reprend. Comme si de rien était. Pas de mauvaise foi, pas de grondement lors d’un but de l’équipe adverse. Lorsque le jeu est arrêté, pendant les mi-temps, et que des machines refont la glace, un tout autre spectacle commence. Pompom girls, lancés de t-shirt dans le public, gros plans de certains supporters sur l’écran géant. Un véritable show à l’américaine. Puis le match reprend, dans une ambiance familiale et beaucoup trop bon enfant pour les méditerranéens que nous sommes. Parti pris pour l’équipe de Montréal, et habitué de la tribune Est de Furiani, je me suis permis de scander tout haut, à l’attention des visiteurs, l’intégralité des slogans et autres intimidations qui me venaient à l’esprit. Mais cela a semblé choquer, alors j’ai dû arrêter.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-292" title="montreal_hockey" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/montreal_hockey.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-293" title="montreal_hockey_supporter" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/montreal_hockey_supporter.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p>Le hockey, je m’y suis aussi mis « pour de vrai ». J’ai acheté des patins à glace, une crosse, et j’ai fait comme on fait ici : je suis allé à la patinoire en plein air de mon quartier, où les jeunes et moins jeunes viennent se retrouver. Il y avait deux ou trois autres personnes sur la glace, alors je me suis mis dans mon coin et j’ai commencé à m’entrainer, à me familiariser avec la crosse, les tirs et tout ça. Petit à petit, du monde a commencé à arriver, et lorsque nous étions assez sur la glace pour constituer deux équipes, un joueur s’est approché de moi.</p>
<p><em>- Hey, tu veux-tu jouer aussi ?</em><br />
<em> &#8211; Euh… c’est ma première fois, mais pourquoi pas. Faut bien que j’apprenne, j’imagine !</em><br />
<em> &#8211; T’inquiète pas, on n’est pas très forts nous autres non plus, mais ça va être bien l’fun.</em></p>
<p>(Il n’y a pas de fautes dans ces lignes, je retranscris mot pour mot ce qui m’a été dit. A imaginer avec un accent québécois pour plus d’authenticité. Et oui, là bas, on dit bien <em>« tu veux-tu. »</em>)</p>
<p>Puisque ça va être « bien l’fun », pourquoi s’en priver. La constitution des équipes se déroule de la façon suivante : ici, personne ne choisit personne, on met toutes les crosses à terre, côte à côte, alignées, et un des joueurs vient les disperser. Une en haut, une en bas, et ainsi de suite, de chaque côté du terrain. Les joueurs ayant leurs crosses du même côté sont dans la même équipe, et le choix du camp est ainsi fait. La partie se lance rapidement.</p>
<p>Premier constat après un match entier : c’est un sport incroyablement physique, rapide, et violent. Patiner, sans perdre l’équilibre, se concentrer sur le palais, cette petite rondelle noire qui fait office de balle, tout en se battant pour la récupérer, et l’envoyer le plus fort possible au fond des toutes petites cages… En évitant bien sûr les carrures de rugbymen qui vous foncent dessus pour vous empêcher d’avancer ou de récupérer le fameux palais. Et comme la température avoisine les -25°, le tout se réalise très couvert. Transpiration et crève garantie sur le chemin du retour. Mais je dois avouer, qu’effectivement,<em> « c’était pô pire »</em>.</p>
<p>Une autre facette assez incroyable de nos amis québécois – je ne saurais dire si c’est le cas dans le reste du Canada – est leur capacité à attendre le bus… en faisant la queue ! Bien ordonnés, malgré la neige et la température hallucinante,  alors que cinq minutes peuvent suffire à transformer n’importe quel être humain en véritable bonhomme de neige, les Montréalais ne dérogent pas à leur civisme.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="neige_montreal3" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2012/02/neige_montreal3.jpg" alt="" width="350" height="474" /></p>
<p>Heureusement, il est également possible de se déplacer de façon souterraine à Montréal. C’est un véritable réseau de galeries marchandes et de couloirs qui a été tissé tout autour des stations de métro, qui permet aux habitants du centre ville de  déambuler toute la journée et d’aller travailler sans mettre un pied dehors. Plutôt pratique lors des tempêtes, quand un mètre de neige peut tomber en quelques heures. La ville est alors transformée. Le ciel gris englouti les buildings, les flocons envahissent votre champs de vision, impossible de voir à plus de quelques mètres devant soi, et pourtant, le tout est d’un calme envoûtant. Pas un bruit, pas un son, le silence est total. Les voitures n’avancent quasiment plus, et les bruits de moteurs se perdent dans le froid. La seule bande son disponible est celle de vos pas qui marchent difficilement dans la neige.</p>
<p>A la moindre réflexion sur les températures, on vous répondra à coup sûr que « oui, mais c’est un froid sec ! ». Et c’est vrai. Contrairement à chez nous, où l’humidité peut refroidir jusqu’aux os, le froid canadien peut-être relativement bien isolé quand on est bien équipé. Deux options possibles : la technique de l’oignon, qui consiste à enfiler plusieurs couches de vêtements. Ou la parka d’expédition, sous laquelle vous pouvez même vous balader en t-shirt en restant bien au chaud. Le tout accompagné d’une bonne paire de bottes (on change ses chaussures en arrivant au boulot), un bon bonnet et des gants bien épais, et vous voilà parés à affronter le –au final pas si terrible- froid de l’hiver québécois. Alors, comme le disait Charlebois : <em>« Vulteraghju in Montréal »</em>. Iè, ma per l’estate, O Robert !<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/lZAaEZAzGf0?rel=0" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe></p>
<p>Un peu de pub enfin, si vous avez aimé le passeport corse, et que le Québec est votre pays d&#8217;origine ou d&#8217;adoption, vous aimerez le <a title="L'étui de passeport québécois" href="http://www.passeportquebecois.com" target="_blank">passeport québécois</a> !</p>

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		<title>2 Corsi Amichi-Amichi [Vidéo]</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 13:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[floride]]></category>
		<category><![CDATA[miami]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[usa]]></category>

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		<description><![CDATA[Quitte à se monter la sega, autant le faire bien, et à Miami.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est pas parce qu&#8217;on a <a href="http://viaghju.com/blog/canada/viens-on-se-traverse-le-canada/">traversé le Canada</a> comme des beatniks qu&#8217;on est pas capables de faire les macs à Miami !</p>
<p><iframe width="600" height="335" src="http://www.youtube.com/embed/yO3KhaNvSiA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>La sbacca made in Miami, ou comment se monter la sega comme il faut, <a href="http://viaghju.com/blog/usa/a-sbacca-made-in-miami/">à lire ici !</a></p>
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		<title>Visite de la Cathédrale de Valence</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 16:32:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Espagne]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai testé pour vous: participer a une visite guidée touristique, en groupe, comme un vrai japonais ! Résumé en images. Attention, ça va vite. Visiting Valencia Cathedral from Viaghju on Vimeo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai testé pour vous: participer a une visite guidée touristique, en groupe, comme un vrai japonais !<br />
Résumé en images. Attention, ça va vite.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/30959677?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="600" height="338"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/30959677">Visiting Valencia Cathedral</a> from <a href="http://vimeo.com/user7523644">Viaghju</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>Pumataghju en Nouvelle-Zélande</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 13:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle zelande]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec la coupe du Monde de Rugby, j’imagine qu’il vous a été impossible d’avoir passé un mois de septembre sans entendre parler de ce pays à l’autre bout de la planète. Ce mois-ci, j’en remets une couche ! Laissez-moi vous présenter la Nouvelle-Zélande comme je l’ai découverte : en pumataghju, il y a deux ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la coupe du Monde de Rugby, j’imagine qu’il vous a été impossible d’avoir passé un mois de septembre sans entendre parler de ce pays à l’autre bout de la planète.  Ce mois-ci, j’en remets une couche ! Laissez-moi vous présenter la Nouvelle-Zélande comme je l’ai découverte : en pumataghju, il y a deux ans avec mon ami Elie, un jeune lyonnais rencontré en Australie.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-192" title="nzeland01" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland01.jpg" alt="nzeland01" width="600" height="356" /></p>
<p><span id="more-184"></span></p>
<p>La Nouvelle-Zélande, Aotearoa en Maori, est un pays constitué de deux îles. Tout commence sur l’Île du Nord « Te Ika-a-Maui » : le poisson de Maui . Equipés de nos sacs à dos bien lourds et bien remplis, mon compère et moi-même débarquons à Auckland, la plus grande ville du pays. Direction : inconnue. On est là, maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?</p>
<p>En discutant un peu dans notre auberge de jeunesse, on nous parle d’un plan attractif. Il semblerait que régulièrement, les loueurs de camping-car cherchent des gens pour ramener les véhicules dans l’Île du Sud, en une durée limitée et pour un prix dérisoire. Voyager en camping car, nous ne l’avons jamais fait. Ni mon ami, ni moi. Alors après tout, pourquoi pas ! Nous nous rendons sur place, et effectivement, ils ont besoin de quelqu’un. On nous amène à notre véhicule.</p>
<p>« La Bête ». Un camping-car énormissime. Comme ceux qui nous rendent fous sur les routes du cap l’été. A l’intérieur, deux « chambres », un frigo, une cuisinière, une salle de bain (!), une télé et un lecteur DVD. Tout confort ! Notre mission, si nous l’acceptons : ramener la bête entière à Christchurch, dans l’Île du Sud, en cinq jours. Ca tombe bien, c’est le délai que nous nous étions donnés. Mission acceptée.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-188" title="nzeland04" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland04.jpg" alt="nzeland04" width="600" height="356" /></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-186" title="nzeland05" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland05.jpg" alt="nzeland05" width="600" height="356" /></p>
<p>Au revoir Auckland, nous voici sur la route. Nous avons quelques jours pour faire un tour sur l’Île du Nord avant de prendre le ferry pour aller jusqu’à l’Île du Sud. Pied au plancher, nous décidons de pousser la bête et doubler à tour de bras. Et croyez-moi : malgré leurs aspects de tanks, ces choses là, ça avance ! Sachez le pour l’été, les touristes allemands n’ont aucune excuse pour rouler à trente à l’heure.</p>
<p>C’est à Rotorua, au bord d’un lac, que nous passerons notre première nuit. On nous a prévenus, il semblerait que des gangs organisés sévissent dans la région. <em>« Surtout, les gars, ne garez pas votre véhicule n’importe où. Ces gangs, ils sont spécialisés dans les attaques de camping-car ! ».</em> Malgré le peu de crédibilité que nous accordons à un tel avertissement, nous ferons tout de même attention. Après tout, qui n’a jamais scuzzulé une voiture de touristes pendant qu’ils dormaient dedans ? (Rassurez-moi, vous aussi, vous l’avez déjà fait, hein ?)</p>
<p>Mais il semblerait que les gangs organisés n’aient pas dénié mettre un pied dehors par la température glaciale de la nuit. Nous profitons du spectacle offert par le brouillard qui se dissipe sur le lac au petit matin avant de nous diriger vers un célèbre parc naturel du coin, où nous allons pouvoir observer un geyser. Ok, dit comme ça, ça n’a pas l’air très passionnant. Et bien dans les faits, ça ne l’est pas beaucoup non plus. Un geyser, au final, c’est juste de l’eau qui sort de terre avec beaucoup de pression. Et celui-ci opère tous les jours de l’année à la même heure : 10h pétante. C’est inscrit partout dans les guides. Sauf que ce jour là, manque de pot, c’est le jour du changement d’heure. Là bas aussi, on passe à l’heure d’été. Et pourtant, le geyser commence toujours à la même heure, d’après la gardienne du parc. Bizarre&#8230; Nous prendrait-on pour des idiots ? Après tout, c’est un phénomène naturel, et cette histoire de changement d’heure, ça a quand même été inventé par l’Homme. Enquête.</p>
<p>-          <em>Excusez-moi Madame, mais normalement, il devrait entrer en action vers 9h, non ?</em></p>
<p>-          <em>Euh… Non non, 10h ! Comme tous les jours ! </em>répond-elle un peu gênée</p>
<p>-          <em>Oui mais quand il était 10h hier, il est 9h aujourd’hui, Madame !</em></p>
<p>-          <em>Euh… Oui mais non, le geyser a adapté sa montre lui aussi, héhé ! </em>tente-t’elle en plaçant sa petite blague.</p>
<p>Je fais semblant de trouver ça amusant et reprend mon dialogue.</p>
<p>-          <em>Ahah. Bon, super, mais plus sérieusement, Madame. Qu’est-ce qu’il se passe ? Quelqu’un actionne un bouton et pouf, le geyser se réveille ??</em></p>
<p>-          <em>Ok, ok. J’avoue. On l’aide un peu. Mais c’est naturel quand même !!! En fait, le geyser explose quand ses cuves sont entièrement remplies. On a juste rajouté un truc au fond pour que ça se remplisse plus vite, ça nous donne un certain contrôle là-dessus. Mais chut !!</em></p>
<p>Et voilà, enquête menée, mystère percé. Un peu dégoutés d’assister à ce spectacle pour pigeons, nous continuons notre visite. Après tout, on arrive bien à trouver du saucisson d’âne chez nous. Il fallait bien se douter qu’on n’était pas les seuls à vouloir piéger les touristes ! Le reste du parc vaut quand même la peine. Des trous volcaniques, des couleurs incroyables, de la vapeur de partout… Qui sait, si ça se trouve ça ne sont même pas des effets pyrotechniques !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-189" title="nzeland03" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland03.jpg" alt="nzeland03" width="600" height="356" /></p>
<p>De retour sur la route, c’est vers Taupo, un peu plus bas, que nous nous dirigeons pour une activité un peu plus excitante : le saut en parachute ! La Nouvelle-Zélande est réputée pour être LE pays des sports extrêmes. Les touristes ici semblent en perpétuelle quête d’adrénaline. Alors on a voulu tenter ça, nous aussi. Nous nous inscrivons pour un saut à une altitude de 15 000 pieds. Aucune idée de combien ça fait en mètres, mais depuis l’avion, on arrive à voir les deux côtés de l’île. Dont la superficie fait… treize fois la Corse.</p>
<p>Mon moniteur, un illustre inconnu accroché dans mon dos, s’approche de la porte. Nous sommes les derniers, tout le monde a déjà sauté. Je prends deux secondes de recul sur la situation : perdu seul dans un avion à l’autre bout du monde avec un type dont je ne connais même pas le prénom et en qui je dois accorder ma confiance la plus totale, je l’entends me demander de faire un sourire. Complètement crispé, le cœur battant aussi fort qu’un tambour de machine à laver en mode séchage, le temps de comprendre ce qui se passe, je sens mon corps basculer. C’est la fin. On a sauté. Enfin non, il m’a poussé. Honteusement, sans prévenir. Nous chutons à une vitesse incroyable, je me dis que ça y’est, je vais m’écraser là, sur une île qui n’est même pas la mienne et dont les habitants sont surnommés les Kiwis. Mais au bout d’une minute interminable, le parachute s’ouvre avec un grand choc, et nous voici en train de flotter dans les airs. Tranquillement. Finalement, c’est même plutôt sympa, la vue d’ici.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-185" title="nzeland06" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland06.jpg" alt="nzeland06" width="600" height="356" /></p>
<p>De retour sur la terre ferme, nous traversons des paysages dignes du Seigneur des Anneaux, tourné dans les environs. On s’attendrait presque à voir des Hobbits sortir de derrière les collines en jouant du flutiau.  Nous prenons le ferry à Wellington pour rejoindre l’Île du Sud, « Te Wai Pounamu », « Le bateau de Maui » en Maori, en quelques heures. Arrivés à Christchurch, nous rendons le camping-car. Pour le début d’une nouvelle aventure. En stop.</p>
<p>A peine sortis de la ville, nous prenons une grande respiration, et levons le pouce. Maintenant, c’est une question de temps et de chance. Et de la chance, nous en aurons, puisque nous allons réussir à traverser l’île entièrement de cette façon là. Chaque nouvelle voiture est une nouvelle aventure : le van d’un couple de jeunes hippies allemands, le camping-car d’un couple de touristes chiliens, un néo-zélandais producteur de plantes médicinales à légalité douteuse, une famille BCBG qui nous a nourris et baladés, deux indiens dans leur tacot pourri, et surtout… un fourgon de cinq californiennes en train d’enchaîner les packs de bière. Bon, malheureusement, elles ne sortaient pas vraiment d’Alerte à Malibu (sinon j’aurais mis leurs photos, vous pensez bien !) et elles nous ont abandonné au bord de la route. Mais nous avons toujours trouvé des gens, parfois assez improbables, pour nous ramasser et nous faire découvrir ce pays incroyable.</p>
<p>Allora, l’estate chì vene, un minate micca i pumataghji ! Pigliateli in stop !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-187" title="nzeland02" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/nzeland02.jpg" alt="nzeland02" width="600" height="356" /></p>
<p><em>Article également publié dans le magazine Aria de la compagnie Air Corsica sous le titre &laquo;&nbsp;Sur les routes de Nouvelle-Zélande&nbsp;&raquo;, dans le numéro d&#8217;octobre 2011.</em></p>
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		<title>Décalage Horaire à Porto-Rico</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 18:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Corsica]]></category>
		<category><![CDATA[decalage horaire]]></category>
		<category><![CDATA[porto rico]]></category>

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		<description><![CDATA[Visionnez en ligne l&#8217;émission phare de Jean-Paul Luciani sur Frequenza Mora, portée à la télé sur Via Stella. Pour ce reportage, Jean-Paul et son équipe di U Scagnu TV nous emmènent à Puerto Rico, où la diaspora Corse est très importante. Partie 1/2 D&#233;calage Horaire &#8211; Porto Rico &#8211; Partie 1/2 par IDPIM Partie 2/2 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Visionnez en ligne l&#8217;émission phare de Jean-Paul Luciani sur Frequenza Mora, portée à la télé sur Via Stella.</p>
<p>Pour ce reportage, Jean-Paul et son équipe di U Scagnu TV nous emmènent à Puerto Rico, où la diaspora Corse est très importante.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-176" title="decalage_horaire_portorico" src="http://viaghju.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/decalage_horaire_portorico.jpg" alt="decalage_horaire_portorico" width="600" height="345" /></p>
<h2>Partie 1/2</h2>
<p><iframe frameborder="0" width="600" height="337" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlw0iw?highlight=%230099FF&#038;background=%232086DF"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xlw0iw_decalage-horaire-porto-rico-partie-1-2_travel" target="_blank">D&eacute;calage Horaire &#8211; Porto Rico &#8211; Partie 1/2</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/IDPIM" target="_blank">IDPIM</a></i></p>
<p><em><span id="more-175"></span></em></p>
<h2>Partie 2/2</h2>
<p><iframe frameborder="0" width="600" height="337" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xlw44u?highlight=%230099FF&#038;background=%232086DF"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xlw44u_decalage-horaire-porto-rico-partie-2-2_travel" target="_blank">D&eacute;calage Horaire &#8211; Porto Rico &#8211; Partie 2/2</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/IDPIM" target="_blank">IDPIM</a></i></p>
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		<title>Traversée du Canada [Vidéo]</title>
		<link>http://viaghju.com/canada/video-traversee-du-canada-train/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 16:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lionel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[canada]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
		<category><![CDATA[traversée]]></category>

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		<description><![CDATA[Traversée du Canada en train de marchandise, comme de vrais beatnicks. Vancouver - Montréal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La traversée du Canada,  en stop, en bus et en train de marchandises. Vis ma vie de beatnick, Jack Kerouac n&#8217;a qu&#8217;à bien se tenir !</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/33110938?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="600" height="338"></iframe></p>
<p>Si la vidéo vous a plu, vous pouvez également lire une partie du récit de cette <a title="Traversée du Canada de Vancouver à Montréal" href="http://viaghju.com/blog/canada/viens-on-se-traverse-le-canada/">traversée de Vancouver à Montréal</a>.</p>
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